ITSS

En 2010, plus de 20 000 cas d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) ont été diagnostiqués au Québec. Anciennement appelées MTS, ces infections ne présentent pas toujours de symptômes et peuvent passer inaperçues. Non traitées, elles peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé des hommes et des femmes. Il est donc important de passer régulièrement un test de dépistage des ITSS.

Les ITSS les plus courantes sont la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis, l’herpès génital, les condylomes ou virus du papillome humain (VPH), les morpions, les hépatites et la lymphogranulomatose vénérienne (LGV). Chacune a des caractéristiques différentes. Dans la section suivante, vous trouverez des informations plus détaillées sur certaines infections.

 

La chlamydia

L’infection génitale à chlamydia est une infection causée par une bactérie appelée Chlamydia trachomatis. Non traitée, cette infection pourrait avoir des conséquences sérieuses sur la santé, telles que l’infertilité. Il s’agit de l’ITSS la plus répandue au Québec.

Modes de transmission

L’infection à chlamydia se transmet lors de relations sexuelles vaginales ou anales non protégées. La transmission par sexe oral, bien que possible, est plus rarement rapportée. Pour la femme enceinte atteinte et non traitée, il existe un risque de transmission au nouveau-né lors de l’accouchement. L’infection à chlamydia peut augmenter le risque d’attraper ou de transmettre le VIH.

Symptômes

Il y a peu ou pas de symptômes dans la plupart des cas. L’infection passe donc bien souvent inaperçue. Si des symptômes devaient toutefois apparaître (de quelques jours à trois semaines après le contact sexuel avec la personne infectée), ils peuvent être intermittents.

Chez la femme, ils peuvent se caractériser par des pertes vaginales inhabituelles, une sensation de brûlure en urinant, des saignements entre les menstruations, des douleurs lors de pénétration profonde, une douleur au ventre. Chez l’homme, les symptômes sont les suivants: un écoulement clair ou blanchâtre du pénis, des sensations de brûlure en urinant, des picotements ou de l’irritation à l’intérieur du pénis, une douleur aux testicules.

Diagnostic

Les symptômes, lorsque présents, aident au diagnostic qui peut être confirmé par un test de laboratoire. On peut dépister une infection par un prélèvement avec un coton-tige à l’urètre, le col de l’utérus ou l’anus. Un dépistage par un test d’urine est aussi disponible pour les hommes. Il est important de ne pas uriner ou éjaculer au moins deux heures avant le dépistage.

Traitements

L’infection à chlamydia est traitée par des antibiotiques. Le traitement est gratuit au Québec pour la personne infectée et ses partenaires qui doivent aussi être traité(e)s. Il est important que les partenaires soient avisé(e)s et traité(e)s même s’ils (elles) n’ont pas de symptômes. Il est également nécessaire d’être prudent durant les sept jours suivant le traitement, l’infection n’étant pas encore complètement guérie, en évitant les relations sexuelles vaginales, anales ou orales ou en faisant usage du condom.

Prévention

L’utilisation du condom lors de relations orales, vaginales ou anales est la meilleure protection. Des dépistages réguliers peuvent être également envisagés après discussion avec votre médecin pour diagnostiquer et traiter une infection quand il n’y a pas de symptômes.

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La gonorrhée

Communément appelée « chaude pisse », cette infection transmissible sexuellement est causée par une bactérie appelée Neisseria gonorrhoeae. Non traitée, elle peut provoquer la stérilité chez l’homme et chez la femme. De plus, chez les femmes, elle peut causer une grossesse ectopique, soit une grossesse en dehors de l’utérus (dans les trompes de Fallope).

Symptômes

L’infection ne cause pas toujours de symptômes. Lorsque présents, les symptômes se manifestent généralement 3 à 5 jours après l’infection. Les symptômes varient selon la région infectée : mal de gorge; écoulement de pus du pénis; douleur, démangeaisons, écoulements de l’anus; pertes vaginales inhabituelles, douleur à la pénétration, saignements, douleur au bas-ventre.

Modes de transmission

L’infection se transmet par pénétration sexuelle sans condom ou par le sexe oral. Elle peut se transmettre même s’il n’y a pas d’éjaculation. La présence de cette infection pourrait augmenter le risque d’attraper ou de transmettre le VIH. Une femme peut transmettre cette infection à son bébé au moment de l’accouchement.

Diagnostic

Les symptômes, lorsque présents, aident au diagnostic qui peut être confirmé par un test de laboratoire. On peut dépister une infection par un prélèvement avec un coton-tige à l’urètre, le col de l’utérus, la gorge ou l’anus. Un dépistage par un test d’urine est aussi disponible pour les hommes. Il est important de ne pas uriner ou éjaculer au moins deux heures avant le dépistage.

Traitements

La gonorrhée peut être traitée efficacement par une seule dose d’antibiotique en pilule ou par injection. Le traitement est gratuit au Québec pour la personne infectée et ses partenaires qui doivent aussi être traité(e)s. Il est également nécessaire d’être prudent durant les sept jours suivant le traitement, l’infection n’étant pas encore complètement guérie, en évitant les relations sexuelles vaginales, anales ou orales ou en faisant usage du condom.

Prévention

L’utilisation du condom lors de relations orales, vaginales ou anales est la meilleure protection. Des dépistages réguliers peuvent être également envisagés après discussion avec votre médecin pour diagnostiquer et traiter une infection quand il n’y a pas de symptômes.

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La syphilis

La syphilis est une infection causée par la bactérie nommée Treponema pallidum qui peut affecter tout l’organisme. Si dépistée rapidement et traitée, elle guérit complètement. Par contre, laissée à elle-même, elle peut causer des dommages graves et irréversibles tels des troubles cardiaques ou cérébraux.

Modes de transmission

Une personne infectée peut transmettre la bactérie même si elle n’a pas de symptômes. Le mode primaire de transmission est le rapport sexuel vaginal ou anal non protégé. Les relations orales sont aussi une route de transmission. La syphilis peut aussi être transmise de la mère à l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement.

La transmission se produit au contact de lésions ou d’éruptions que cause la syphilis. Ces lésions ne sont pas toujours visibles et sont parfois à des endroits non couverts par l’usage du condom. Il est donc possible de contracter la syphilis même lors des relations protégées. Par contre, l’usage du condom réduit le risque de transmission.

Symptômes

On catégorise l’infection en six stades : les stades primaire, secondaire et latent précoce de la syphilis sont considérés comme infectieux, c’est-à-dire que la personne peut transmettre la syphilis à ses partenaires. Pendant le stade latent tardif et le stade tertiaire, la personne ne risque plus de transmettre la syphilis. Les symptômes varient selon le stade de l’infection.

  • Le stade primaire

Une lésion apparaît environ 3 semaines (3-90 jours) suivant une relation sexuelle avec une personne infectée. Un ulcère non douloureux, appelé chancre syphilitique, se développe sur le site d’entrée de la bactérie dans le corps : pénis, anus, vulve, vagin, ou encore dans la bouche ou sur les lèvres. Il y en a rarement plus d’un. L’ulcère est habituellement rosé, creux et peut varier en grandeur (souvent petit comme une pièce de 10 cents).

Outre le fait que l’ulcère disparaisse de lui-même dans une période de 3 à 8 semaines, il passe souvent inaperçu quand il survient dans l’anus, le vagin ou la gorge. Sans traitement, la maladie évolue vers le stade suivant.

  • Le stade secondaire

Ce stade est caractérisé le plus souvent par l’apparition, entre 2 semaines et 6 mois après la guérison du chancre, de rougeurs sur la paume des mains et la plante des pieds, le torse ou les muqueuses. Selon le cas, des symptômes similaires à une grippe peuvent apparaître. Il s’agit de fatigue, fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, ganglions enflés non douloureux. Là encore, les symptômes disparaissent d’eux-mêmes après une période de temps tandis que l’infection poursuit son action.

  • Le stade latent

Durant le stade latent précoce, il n’y a généralement pas de symptômes mais la personne infectée peut toujours transmettre la syphilis. Ce stade dure un an habituellement. Le stade latent tardif commence un an après l’infection. Il n’y a plus de symptômes et la personne ne transmet plus l’infection.

  • Le stade tertiaire

L’infection est encore présente et peut dorénavant causer des problèmes de santé sérieux : la syphilis cardiovasculaire qui affecte le cœur. Apparition de 10 à 30 ans après l’infection. Elle affecte les valves et artères principales du cœur.

La neurosyphilis affecte le système nerveux. Apparition de 2 à 20 ans après l’infection. Elle peut être asymptomatique ou peut se manifester par des maux de tête, des vertiges, de la démence, des problèmes avec les yeux. Chez les personnes vivant avec le VIH, la neurosyphilis peut apparaître plus tôt, parfois même au stade précoce. L’infection par le VIH pourrait avoir une influence sur l’évolution de la syphilis et demande une attention particulière dans le suivi. De plus, la syphilis peut augmenter le risque d’attraper ou de transmettre le VIH.

Diagnostic

Les symptômes, l’histoire et la présence d’ulcères peuvent guider le médecin à établir le diagnostic. Le test sérologique (prise de sang) est facilement accessible et confirme le diagnostic dans la plupart des cas.

Traitements

Cette infection nécessite un traitement par antibiotiques, le premier choix étant la pénicilline administrée par injection intramusculaire ou intraveineuse selon le stade de la maladie. Le traitement élimine définitivement la maladie mais ne peut toutefois pas enrayer les dommages causés par l’infection dans les stades plus avancés, d’où l’importance de consulter rapidement un professionnel de la santé pour un dépistage en cas de doute.

Prévention

Pour réduire les risques de contracter la syphilis, il faut avoir recours au condom lors de toute relation sexuelle orale, vaginale ou anale. Des tests réguliers de dépistage, aux 3 à 6 mois, peuvent être considérés également si vous avez plusieurs partenaires. Demandez conseil à votre médecin.

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L’herpès génital

L’herpès génital est une infection virale courante. Il est causé par le virus de l’herpès simplex (VHS) et frappe une personne sur cinq en Amérique du Nord. L’herpès génital est la cause la plus courante de lésions génitales transmises sexuellement.

Il existe deux types principaux de VHS, le VHS-1 et le VHS-2. Le premier provoque généralement l’herpès au niveau des lèvres de la bouche (feux sauvage) tandis que le deuxième cause l’herpès génital. Tous deux peuvent toutefois provoquer des lésions dans la région génitale.

Quand le virus pénètre dans l’organisme d’une personne, il y restera toute la vie. La majorité du temps, le virus restera à l’état latent. Après l’infection initiale, le virus se réfugie dans les ganglions à la base de la colonne vertébrale afin de se protéger du système immunitaire et devient inactif. Ces périodes latentes sont entrecoupées par des poussées récurrentes. Lors de cette réactivation, le virus remonte les terminaisons nerveuses jusqu’à la surface de la peau où il se multiplie et provoque une poussée d’herpès.

Modes de transmission

Le VHS ne se transmet que par le contact direct de la peau ou d’une muqueuse avec une région infectée. La plupart du temps, la transmission se fait lors de relations sexuelles. Le virus se transmet lorsque des lésions ou des vésicules (petites bulles contenant du liquide incolore) d’herpès génital entrent en contact avec les organes génitaux ou la bouche du partenaire. Comme le VHS est très actif lors d’une poussée, le risque de transmettre l’herpès génital est beaucoup plus élevé pendant cette période.

Entre les poussées, même s’il n’y a pas de lésions apparentes, il existe tout de même un risque de transmettre le virus. Pendant cette période, le virus peut être réactivé et migrer vers la peau sans toutefois provoquer de lésions. Cependant, même si la quantité de virus présente sur la peau est minime, elle peut suffire à transmettre le virus au partenaire. La co-infection VIH et VHS peut avoir une influence sur le taux de transmission des deux virus.

L’herpès génital ne se transmet pas lors de transfusions sanguines, dans une baignoire ou une piscine, sur un siège de toilette ni par une poignée de main.

Symptômes

Plusieurs personnes sont infectées par le virus sans le savoir. Habituellement, si des symptômes sont présents lors d’un premier épisode, ils peuvent être assez sévères. Le premier épisode survient dans les 2 semaines après avoir été infecté. Il y a apparition sur la peau de vésicules (petites bulles contenant du liquide transparent) qui se perforent pour devenir des ulcères douloureux et qui vont finir par sécher et cicatriser (en 2-4 semaines). En plus, il peut y avoir des symptômes similaires à ceux d’une grippe (fatigue, fièvre, douleur) de même que des ganglions gonflés et douloureux. Les épisodes subséquents sont moins sévères. La plupart des individus peuvent ne jamais avoir d’ulcères ou ne présenter que de très légers symptômes qu’ils n’associent pas au VHS.

Diagnostic

Il n’existe aucun test de dépistage. Cependant, lorsqu’il y a apparition de lésions cutanées, le diagnostic se fait par culture du virus. Un test sérologique pour déterminer le type de virus en cause (type 1 ou type 2) est disponible pour certaines conditions.

Traitements

Il n’existe pas encore de traitement pour guérir l’herpès génital. Par contre, un traitement antiviral permettra d’accélérer la cicatrisation des lésions et contribuera même à prévenir les poussées. Ces médicaments sont vendus uniquement sur ordonnance.

Prévention

Voici quelques conseils visant à réduire les risques de transmission de l’herpès génital :

  • Évitez tout contact avec la région infectée lors d’une poussée ou en présence de signes avant-coureurs (picotements ou démangeaisons avant l’apparition des vésicules sur la peau) ;
  • Utilisez toujours un condom lors de relations sexuelles, même en l’absence de signes de poussée. Le port du condom aidera à diminuer la transmission mais ne garantit pas une protection parfaite puisque certaines lésions pourraient ne pas être couvertes par le condom ;
  • Ne partagez pas les accessoires sexuels lorsqu’un des partenaires présente une poussée d’herpès et lavez-les bien à l’eau savonneuse après leur utilisation ;
  • Lavez-vous les mains après avoir touché à une vésicule ou une lésion ;
  • Il existe un traitement dit suppressif qui peut empêcher la transmission du virus de la personne infectée à son partenaire régulier.

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Virus du papillome humain (VPH) et les condylomes

Le virus du papillome humain (VPH) est un virus commun qui a plus d’une centaine de types. Les verrues communes qui affectent les mains et les pieds sont dues à certains types de VPH.

Certains types du VPH sont transmissibles sexuellement et infectent les muqueuses dont les organes génitaux et la région anale. Parmi ces types :

  • Certains causent les verrues génitales ou condylomes (aussi connus sous le nom « crête de coq »)
  • Certains causent des lésions précancéreuses, le cancer du col, le cancer de l’anus et d’autres cancers génitaux

Il n’existe pas de test de dépistage pour les types de VPH qui ne causent pas de condylomes mais qui sont liées à certains types de cancer. Chez la femme, la cytologie (PAP test) permet de dépister le cancer du col de l’utérus. Elle doit être faite de 21 à 65 ans à chaque 2-3 années. Dans certains cas, la fréquence peut varier. Discutez-en avec votre médecin.

Il existe un vaccin contre certaines souches de VPH (6-11-16-18) qui est indiqué chez les femmes de 9 à 45 ans et les hommes de 9 à 26 ans, idéalement avant qu’ils ne commencent une vie sexuelle active. Il sert à prévenir le cancer du col de l’utérus et certains types de condylomes. Ce vaccin est offert à la clinique, informez-vous auprès de votre médecin.

La section qui suit couvre spécifiquement les condylomes.

Transmission

Le condylome se transmet par relations sexuelles non protégées et par contact peau à peau ou muqueuse avec une région infectée. La transmission est possible même lors de l’usage du condom si ce dernier ne couvre pas la région infectée.

Symptômes

Les condylomes ne sont pas douloureux. Ils prennent la forme de verrues sur les organes génitaux ou dans la bouche. Ils peuvent apparaître des mois, même des années après l’infection.

Diagnostic

S’ils sont visibles, le médecin pourra assez facilement les diagnostiquer. En cas de doute, une biopsie peut confirmer le diagnostic.

Traitements

Le traitement consiste à supprimer les verrues en les brûlant avec de l’azote liquide, par l’application de produits sur les lésions, par un laser, par intervention chirurgicale ou par électrocoagulation (brûler avec de l’électricité). Le traitement peut nécessiter de nombreux rendez-vous de suivi avec le médecin. Après le traitement, il est nécessaire d’effectuer un suivi prolongé afin de dépister toute réapparition éventuelle.

Prévention

La meilleure façon de réduire les risques de contracter les condylomes est d’adopter des pratiques sécuritaires au cours d’activités sexuelles. Le port du condom constitue la meilleure protection contre le condylome et les autres ITSS en général. Cependant, il est possible d’attraper les condylomes même lors de l’usage du condom si ce dernier ne couvre pas la région infectée.

Il existe un vaccin contre certaines souches de VPH (6-11-16-18) qui est indiqué chez les femmes de 9 à 45 ans et les jeunes hommes de 9 à 26 ans, idéalement avant qu’ils ne commencent une vie sexuelle active. Il sert à prévenir le cancer du col de l’utérus et certains types de condylomes.

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La lymphogranulomatose vénérienne (LGV)

La LGV est causée par un sous-type de la bactérie de la Chlamydia. Jusqu’à récemment, cette infection relativement rare au Canada était contractée la plupart du temps dans certaines régions de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Depuis 2003, des cas ont été diagnostiqués chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Allemagne, en Suède, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada.

Transmission

La LGV se transmet lors de relations sexuelles impliquant un contact avec: une muqueuse (anus, rectum, gland, vagin, bouche, gorge) infectée par la LGV, avec ou sans lésion visible, avec un écoulement ou des sécrétions infectés provenant du pénis, de l’anus ou du vagin.

Une personne infectée et non traitée peut transmettre la LGV durant plusieurs semaines ou parfois mois après l’avoir attrapée. Les principales manières d’attraper et de transmettre la LGV sont : les relations sexuelles anales, l’insertion de doigts ou du poing dans l’anus, le partage d’objets sexuels. La LGV peut augmenter les risques de contracter ou de transmettre le VIH et d’autres ITSS.

Symptômes

Les symptômes varient selon le stade de la maladie.

  • LGV primaire

De 3 à 30 jours après l’infection, une enflure ou un ulcère non douloureux apparaît au site d’entrée de la bactérie (vulve, vagin, pénis, rectum, bouche, col utérin). La lésion disparaît d’elle-même et peut passer complètement inaperçue.

  • LGV secondaire

La deuxième phase commence de 2 à 6 semaines suivant la lésion primaire. Elle est souvent accompagnée de symptômes généraux comme une faible fièvre, des frissons, des malaises, etc. Il peut y avoir présence d’un ou de plusieurs ganglions gonflés et douloureux situés dans l’aine, parfois dans les deux aines ou plus rarement dans le cou si la bactérie est entrée au niveau de la bouche (sexe oral). Il peut y avoir une inflammation du rectum s’exprimant par des douleurs rectales, un écoulement de l’anus (clair ou avec du pus ou du sang), des démangeaisons à l’anus, une envie constante d’aller à la selle associée à des crampes douloureuses.

  • LGV tertiaire

Infection chronique qui survient dans 10 à 20% des cas non traités. Elle se manifeste par des rétrécissements ou des perforations du rectum ou du colon, par une inflammation chronique du rectum et de l’intestin, par un gonflement important des organes génitaux, avec difformité.

Diagnostic

En présence de symptômes, il est possible de faire un test diagnostic en effectuant un prélèvement avec un coton-tige. Une sérologie par prise de sang peut aussi être effectuée.

Traitements

La LGV se traite bien à l’aide d’antibiotiques, sous forme de comprimés, à prendre pendant 3 semaines.

Il est important de prendre tout le traitement prescrit et d’éviter les relations sexuelles jusqu’à confirmation de la fin de l’infection. Il est aussi important d’informer ses partenaires pour qu’ils reçoivent un traitement.

Prévention

L’utilisation d’un condom lors de chaque pénétration, d’un gant de latex lors d’insertion de doigts ou du poing dans l’anus, et la diminution du nombre de partenaires sexuels permettent de réduire le risque de contracter la LGV.

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Sources: Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement et Guides sur le traitement pharmacologique des ITSS (INESSS).